La pluie n'a pas empêché les profs et les élèves de manifester contre les suppressions de postes dans
l'éducation nationale. Selon mes collègues les plus aguerris, il y aurait eu aujourd'hui environ 10 000 personnes dans le cortège des manifestants. Cette manifestation était donc assez suivie
mais également très dynamique. Heureusement qu'il y a de jeunes lycéens pour donner un peu de peps aux manifestations pépère de la fonction publique. Ils ont d'ailleurs beaucoup d'imagination
pour la création de slogans et les retiennent mieux que leur cours. En voici quelques uns entendus au hasard de la manif ou lus sur quelques pancartes :
Un classique (scandé) mais toujours aussi drôle : "Darcos, si tu savais, tes réformes, tes réformes, Darcos, si
tu savais, tes réformes, où on se les met ! Au cul, au cul, aucune hésitation !" (il y a une variante avec négociation à la place d'hésitation).
Sur l'air de Petit Navire : "Il était un premier ministre, il était un premier ministre, qui n'avait
ja ja jamais gouverné, qui n'avait ja ja jamais gouverné ohé ohé".
Lu sur une pancarte : "Je sé ni lir ni aicrir et cé la fote o gouvairneuman !" (je ne suis pas certain de
l'orthographe exact) !
Et celui-là c'est mon préféré : "Carla on est tous comme toi, on se fait baiser par un chef d'Etat".
Après le sport, les élèves sont souvent fatigués et leurs muscles les font atrocement souffrir. C'était le cas pour
une élève hier à la fin de mon cours qui succède immédiatement au cours d'EPS. L'élève en question s'est levée, a poussé un petit cri de douleur en se tenant l'intérieur des cuisses et s'est
exclamé :
"Aïe ! J'ai mal à mes interrupteurs !"
Son voisin de derrière, célèbre pour son franc parler, lui a alors rétorqué "Pauv'conne !
C'est les adducteurs !"
Par LeFlo
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Même si certaines questions simples attendent des réponses simples, il arrive parfois que l'on ne comprenne pas la
question (sans doute parce qu'on a pas suffisamment travaillé son cours de maths) ! Mais plutôt que de sécher la question et passer à la suivante, une élève de 1ère STG Communication a absolument
voulu répondre à toutes les questions du DS... Sans avoir révisé ! Résultat : 3 pages d'écritures pour un résultats de 0,5/20 !
Je pourrais mettre l'intégralité de la copie dans l'article, mais je me contenterai d'un simple extrait déjà très significatif de l'ensemble de l'oeuvre. De nombreux
enseignants se plaignent de la piètre qualité du travail de ces élèves dans les matières tertiaires, mais je suis convaincu que celle-ci excellerait en langue de bois si cette matière existait
aux épreuves du baccalauréat !
Trêve de bavardages, entrons dans le vif du sujet. Quand on étudie les suites numériques en première, il arrive souvent de poser la question "Quelle est la nature de cette
suite numérique ?" ; question qui attend très fréquemment pour réponse "arithmétique" ou "géométrique" (accompagnée de la justification bien évidemment). Mais lorsqu'on ne maîtrise pas son cours,
voilà ce que ça donne :
"La nature de la suite (Pn) est que c'est une unité qui est un symbole de la suite numérique qui sert à identifier et mettre au clair la
classification des valeurs de la suite (par unité P comme il en est l'exemple ici)."
Par LeFlo
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